Gao : l’opposition interpelle le chef de l’Etat et le gouvernement

Elections présidentielles 2018

Dans la salle de conférence de la Maison de la presse, l’opposition a tenu, le samedi 16 juillet 2016, une conférence de presse sur les événements survenus à Gao le 12 juillet passé et les questions relatives aux autorités intérimaires. Elle était animée par le chef de fil de l’opposition républicaine et démocratique, Honorable Soumaïla Cissé non moins président du parti l’Union pour la république et la démocratie (URD), Tiéblé Dramé, président du PARENA, Modibo Sidibé, président du FARE, Sadou Harouna Diallo, du PADES et maire de Gao.

Cette conférence de presse a été entamée par l’observation d’une minute de silence à la mémoire de quatre jeunes morts lors d’une marche pacifique qui a dégénérée.

Sans passer par quatre chemins, le chef de fil de l’opposition, Soumaïla Cissé, a rappelé que les partis politiques de l’opposition, attachés à la cohésion nationale, aux valeurs de la République, à l’intégrité territoriale et à l’unité de notre nation, avaient lancé sans succès, un appel pressant au Président de la République dès le début de son mandat pour qu’il réunisse toutes les forces vives de la nation dans le but de trouver une solution définitive à la crise du nord en général et à l’épineuse question de Kidal en particulier.

« Faisant suite aux événements tragiques de Kidal du 21 mai 2014, les partis politiques de l’opposition ont invité le Président de la République à tirer toutes les conséquences de cette tragédie et de l’humiliation de notre pays », a-t-il rappelé.

A ses dires, l’opposition a invité le Président IBK, dans l’intérêt de la nation, à réviser de manière radicale la gouvernance qu’il a instaurée depuis son accession au pouvoir, allusion faite notamment à la gestion « chaotique » du dossier du Nord.

« Comme réponse à nos doléances, le Gouvernement a préféré signer le 19 juin 2016 en toute clandestinité avec les groupes armés un document institué ‘’Entente’’ qui précise les modalités pratiques pour la mise en place des autorités intérimaires », a-t-il signalé. Il dira qu’aucune consultation avec la classe politique ni avec la société civile n’a été menée en vue de les associer à l’élaboration du document dite d’‘’Entente’’, ni à sa mise en œuvre.

Le maire de Gao a pointé un doigt accusateur vers la Minusma, qui, selon lui, ne jouerait pas son rôle. Modibo Sidibé, le Président de FARE et Tiébilé Drame du Président de PARENA ont tous exprimé leur indignation face à cette situation déplorable et la gestion du pouvoir.

 

Seydou K. KONÉ 

Source: Le Flambeau

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.