Gambie: L’administration Trump sanctionne l’ex-président gambien Yahya Jammeh

Les Etats-Unis ont décidé de sanctionner l’ancien président gambien Yahya Jammeh. L’administration Trump l’accusé d’avoir pillé au moins 50 millions de dollars de fonds publics avant de quitter ses fonctions en janvier dernier. Il a difficilement quitté le pouvoir après avoir perdu des élections. C’est suite à la pression des médiateurs ouest-africains qui ont envoyé des troupes dans son pays, qu’il a cédé. Il vit maintenant en exil en Guinée équatoriale.

La Maison Blanche a décidé de sanctionner 15 personnalités qui ont, d’après des rapports officiels, porté atteinte aux droits humains. Parmi elles, l’ancien président gambien Yahya Jammeh. Il y a aussi un associé d’affaires du président congolais Joseph Kabila et un assistant du chef du Sud-Soudan Salva Kiir.

C’est le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor américain qui a dévoilé la liste. Elles comprend des personnalités et entités étrangères sanctionnées : tous leurs biens et comptes bancaires aux USA sont saisis

Outre le gel de leurs avoirs, les USA interdisent également à leurs ressortissants d’avoir des échanges économiques avec ces derniers.

Un communiqué du Trésor américain déclare que durant ses 22 ans au pouvoir, il avait « des antécédents de violations graves des droits de l’homme et de corruption ».

Jammeh a créé un climat de terreur et d’assassinat appelée les Junglers dirigée par lui. Jammeh utilisa les Junglers pour menacer, terroriser, interroger et tuer des individus qu’il estimait être des menaces. Pendant son mandat, Jammeh a utilisé un certain nombre de stratagèmes corrompus pour piller les caisses de l’Etat gambien ou autrement siphonner des fonds de l’Etat pour s’enrichir. Les enquêtes en cours continuent à révéler le vol à grande échelle de Jammeh avant son départ.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a expliqué la nouvelle politique, affirmant que les Etats-Unis voulaient « prendre fermement position contre les violations des droits de l’homme et la corruption dans le monde en excluant ces mauvais acteurs du système financier américain ».

« Le Trésor gèle leurs actifs et dénonce publiquement les actes flagrants qu’ils ont commis, envoyant un message selon lequel il y a un prix élevé à payer pour leurs actes. »

 

Source: afrikmag

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