Fermeture des bars : les alcooliques dépriment à Bamako

Les habitués du coude passent des moments difficiles dans la capitale malienne, Bamako, où les bars et les restaurants sont fermés depuis près d’un mois. Le couvre-feu qui est accompagné de la fermeture des lieux de divertissement a privé de nombreux buveurs des endroits où ils pouvaient se cacher pour boire une bonne bière glacée en cette période de canicule avec la température avoisinant les 45 degrés.

 

A la grande surprise des amateurs d’alcool, le gouvernement a fermé les boites de nuit, les bars et autres lieux de rassemblements nocturnes. Du coup, beaucoup de personnes sont obligés de renoncer à leur habitude de boire ensemble, surtout dans les « maquis », ces lieux de rencontres des gens de tous âges, loin des regards indiscrets de la société et des reproches de la part des voisins trop curieux.

Ces endroits étaient pris d’assaut dès la tombée de la nuit par ceux qui cherchent à se changer les idées après une dure journée de labeur. En remplaçant peu à peu les « grins », espaces traditionnels de causerie, les « maquis » offrent en plus des boisons de la bonne musique et bien d’autres services qu’on ne trouve pas ailleurs dans les lieux de rassemblement.

Ainsi, ils donnent du travail à un nombre de personnes : serveuses, artistes, DJ et personnel de sécurité, entre autres. Il n’existe pas assez de documents sur ces structures économiques qui sont généralement en règle vis à vis du fisc. Et en temps normal, les affaires marchent bien pour tous ceux qui sont dans le circuit, y compris les filles de joie dont les clients sont particulièrement nombreux pendant la nuit.

Privés de ces endroits où l’on peut boire en cachette, les buveurs et tous autres dépriment en attendant la fin des mesures restrictives. Conséquence : certains commencent à chercher des alternatives en allant acheter leurs bouteilles ou canettes de bière dans des débits discrets de boisson. Ainsi, la vente de l’alcool grimpe dans les alimentations et grandes surfaces. Les jeunes qui connaissent les commerces vendant de l’alcool n’ont qu’à entrer pour faire leurs achats et sortir avec leurs emplettes emballées dans du sachet plastique noir.

Mais tous ne sont pas à l’aise puisque les commerces qui vendent de l’alcool, ça ne court pas les rue dans certains quartiers. La déprime des alcooliques n’est pas près de prendre fin. En plus du coronavirus, le ramadan qui arrive bientôt fera prolonger le confinement de la bière jusqu’en juin tout au plus

SourceLa Sirène

Laisser un commentaire