Faits divers : Le fils meurtrier de Dioïla

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Pour une raison jusque-là mystérieuse, le garçon a froidement tué sa propre mère avant de s’enfuir pour se refugier chez le frère de celle-ci. Interpellé dans la foulée, il aura le temps d’expliquer les raisons de son acte devant les juges

Le petit Larousse défini le mot matricide comme le « crime d’une personne qui a tué sa mère ». C’est un cas rare et c’est pourquoi, lorsqu’il survient, cela mérite d’être su. Peu importe les conditions dans lesquelles les faits se sont passés. C’est à Dioïla, localité située à plus de 100 km de au sud-est de Bamako, qu’un crime de ce type vient de se produire la semaine dernière. Nous désignons l’auteur des faits par X. Ce jeune garçon a failli commettre un véritable carnage. à coups de machettes il a tué sa mère, blessé grièvement sa marâtre en même temps que six autres personnes qui ont tenté de le maîtriser sur place. Puis, il s’est enfui.

Curieusement, aucune source, ni du voisinage, encore moins dans le secteur où réside la famille du jeune garçon, n’a pu avancer une quelconque raison claire à cet acte odieux. D’où la question de savoir s’il jouissait de toutes ses facultés mentales au moment précis des faits. Au-delà de cela, comme c’est généralement le cas en pareilles circonstances, les langues se sont vite déliées après les faits. Les suppositions et autres hypothèses probables ont pris le dessus sur les vraies raisons de l’acte que ce garçon (dont nous ignorons l’âge) a posé. Certains habitants du voisinage pensent qu’il consommait des produits stupéfiants, d’autres évoquent une cohabitation difficile soutenue par une atmosphère de tension permanente entre la mère et son fils. La cause ? Mystère.

Il est quand même clair et indiscutable que le jour des faits, X s’en est pris à sa propre mère en lui assénant des coups de machette jusqu’à ce que mort s’ensuive. Autres faits indiscutables. Juste après son acte, lorsqu’il s’est rendu compte qu’il a commis l’irréparable, le jeune homme s’est enfui pour rallier un village voisin à environ 11 km des lieux de son crime. Entre-temps, une fois qu’ils ont su ce qui venait de se passer, le jeune homme a été pourchassé par des habitants et quelques pandores. Mais cet assassin d’un autre type les avait déjà devancés de plusieurs minutes. Ils apprendront plus tard qu’il s’est refugié chez un de ses oncles maternels. Sur place, il semble qu’il est parvenu à convaincre son oncle et les siens de cette famille.

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