Fait divers : Je porte la grossesse du meilleur ami de mon chéri

commune de Yopougon commune de Yopougon

Je suis M. D., 27 ans, je vis un parfait amour avec I. T., 30 ans depuis 1 an.

Tout a commencé en octobre 2020, quand I. T. a invité Y. D. à diner chez nous. Lui-même était en retard et Y. D. est venu à l’heure. On a longuement échangé et on avait beaucoup de choses en commun. Il jouait au séducteur ce qui ne m’a pas laissé indifférente, puis il m’a demandé mon numéro et j’ai refusé. 30 minutes, après mon homme est rentré, la tension était bizarre et cela pourrissait l’ambiance. Le diner terminé, ils sont sortis ensemble. J’avoue que mon homme est un cas social au lit, il n’y a pas plus nul que lui.

Je n’arrêtais pas de fantasmer sur Y. D. Il a invité I. T. à déjeuner n’ayant pas le temps il m’a demandé d’aller à sa place. Je suis allée à ce déjeuner, on a mangé et papoté comme des amis de longue date. Quand il m’a ramenée, il m’a embrassée et ce baiser a réveillé tous mes sens. 3 jours, après il m’a invité chez lui, et j’ai sauté sur l’occasion. Puis je me suis donnée à lui.

Je ne me suis pas arrêtée là. On se voyait 15 fois dans la semaine chez moi, et quand il prenait du temps j’en faisais tout un plat. J’ai complètement délaissé mon I. T., je ne le laissais plus me toucher. Je l’avais complètement sevré. Et 2 mois se sont écoulés, et mon calvaire commença. J’ai fait un test pour le palu parce que je ne me sentais pas bien. Et grande fut ma surprise quand le médecin m’a dit que j’étais enceinte.

Je n’y croyais pas, et j’ai fait le test de grossesse et j’étais bien enceinte. Tout agité je l’ai appelé pour lui annoncer la nouvelle et monsieur sauta de joie. Or je ne veux pas garder la grossesse. Il m’a mise en garde de ne pas toucher un seul cheveu du bébé, sinon il m’enterrerait vivante.

Mon état allait de mal en pis, les nausées se multipliaient et les vertiges étaient pires. I. T. m’a dit de faire un test j’ai refusé et il a fini par me forcer de le faire devant lui. Quand il a vu le test il a pleuré de bonheur. Et j’étais encore plus perdu que jamais et je me sentais tellement mal au point d’éviter son regard. I. T. a informé toute sa famille, et sa mère a aménagé avec nous pour prendre soin de moi. Au moment où il a informé Y. D., les menaces se sont multipliées. Et par peur j’ai fui. Je vis avec ma grand-mère dans un village de la région de Kayes. Tout le monde me cherche mais je ne compte pas retourner, je préfère mourir que d’être humiliée. Je ferais tout pour que cette honte (grossesse) ne voie pas le jour.

 

Sira Diarra

Source: Mali Tribune

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