Face au diktat du FMI et de la Banque Mondiale : Aminata Dramane Traoré opte pour la transparence des finances

Aminata Dramane repond à Trump

Du 02 au 03 octobre dernier, African Rising for justice, paece and dignity en partenariat avec le Centre Amadou Hampaté Ba a organisé un atelier d’information et de travail avec les mouvements de la société malienne. Cette rencontre était présidée par l’ancienne Ministre de la culture altermondialiste reconnue sur des grands plateaux des chaines étrangères Aminata Dramane Traoré. L’on note également la présence de la Sénégalaise Coumba Touré, coordinatrice des activités et de Mohamed Lamine Seidi Kane de nationalité gambienne et coordinateur de cette organisation panafricaine.

Face au diktat du Fmi et de la Banque mondiale, l’écrivaine, Aminata Dramane Traoré opte pour la transparence des finances. Elle l’a fait savoir au cours d’une grande rencontre organisée à Bamako. C’était dans la grande salle du centre Amadou Hampaté Ba. Au menu des travaux de réflexion, le mécanisme financier qui consiste à la paupérisation du continent africain, les lois malsaines imposées par le FMI et la Banque mondiale et la pression de l’Occident sur nos dirigeants ; facteurs de plusieurs difficultés auxquelles le continent est confronté.

Aminata Dramane Traoré s’est dit d’abord fière d’abriter cet exercice avant de se dire très préoccupée par la situation dans laquelle notre continent évolue. « Le Mali mérite mieux que le spectacle qu’il donne à voir aujourd’hui à travers le monde entier », a-t-elle- déploré. Elle a ensuite profité pour rappeler que plus d’une soixantaine d’intellectuels s’étaient ressemblés pour se prononcer dans le cadre d’un manifeste dénommé « demain le Mali » pour faire voir un Mali dans la paix et sans violence. S’exprimant sur la question de la démocratie au Mali et en Afrique, l’économiste et universitaire a expliqué que ce n’est pas seulement en termes de modalités de son organisation mais aussi et surtout les enjeux. La militante de la bonne gouvernance a déclaré que « les hommes politiques n’ont pas le droit de confisquer le destin de nos nations » car pour elle, sur le plan panafricain, ce qui passe au Mali aujourd’hui, a- t-elle averti, nous attend un peu partout en Afrique où on n’entend parler que d’élections.  Au-delà de tous ces aspects, elle a invité les dirigeants à éviter les promesses non tenues qui provoquent la colère de nos concitoyens qui sont pourtant leurs militants.

Concernant les facteurs de la paupérisation de l’Afrique, la militante engagée et très avisée a dénoncé les mauvaises pratiques utilisées pour appauvrir un continent immensément riche au point que nos compatriotes se déplacent pour se faire assassiner en haute mer vers l’Occident avec l’idée d’aller rechercher une vie meilleure. Pour Aminata Dramane Traoré l’aide publique au développement est une manière pour les puissances occidentales de financer leur propre industrialisation. Elle a aussi passé en revue la gangrène de la corruption qui, selon elle, est provoquée par les flux illicites. L’altermondialiste accuse les grandes entreprises qui ne payent pas de taxes d’être les plus corrompues mais également les véritables maitres de cette activité malsaine en complicité avec les institutions vendeuses d’argent à l’Afrique à savoir le FMI et la Banque mondiale.

Les africains doivent croire aux moyens humains….

Prenant la parole, Coumba Touré a d’abord dégagé le rôle de la société civile dans un continent en pleine crise économique. Selon elle, la mission principale d’Africans Rising de montrer les voies et moyens aux africains mais aussi de montrer comment faire pour vivre dans la paix, dans la justice et dans la dignité. Cela passe obligatoirement par une solidarité et une connexion sur tout le continent pour pouvoir prendre ce problème africain à bras le corps. La coordinatrice du programme a incité les populations de l’Afrique à croire aux moyens humains. « Aujourd’hui, sur le continent, autant il y a des problèmes, autant il y aura des organisations, des personnes et des mouvements de la société civile qui sont prêts à dire qu’ils en ont marre et qu’ils ne resteront plus en marge des faits. Chacun doit s’engager pour changer le destin commun.», a-t-elle dit, rappelant un passage de la déclaration de Kilimandjaro du 23 au 24 Août 2016.

Il est à retenir qu’à cette date, deux cent-soixante-douze représentants issus de la société civile, des syndicats, des organisations de femmes, des jeunes, des hommes, des personnes handicapés, des parlementaires, des organisations des médias et groupes religieux, de toute l’Afrique et de la diaspora africaine se sont réunis à Arusha, en Tanzanie et se sont engagés à construire un mouvement panafricain qui reconnait les droits et les libertés des peuples dénommé « mouvement les africains se lèvent ».

     Alou Badra Doumbia

SourceL’Enquêteur

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