Election présidentielle du 29 juillet : la coalition pour l’Alternance et le changement portée sur les fonts baptismaux

Le palais de la culture Amadou Hampathé Bah a servi de cadre  le dimanche 29 avril au lancement de la coalition pour l’alternance et le changement.

Composée d’une quarantaine de formations politiques et d’une centaine d’associations, la coalition pour l’alternance et le changement a pour objectif : battre le président de la République lors de l’élection présidentielle du 29 juillet.

Dans un manifeste, les membres de la coalition ne manquent  pas de mots durs  pour critiquer le régime actuel. « A trois mois de la fin du mandat du président de la République le bilan est caractérisé par l’absence notoire de vision, un pilotage à vue et une improvisation dans tous les domaines de la vie, des atteintes répétées à la morale publique sous la forme de surfacturation et détournement des maigres ressources de notre pays », écrivent-il. Cette gouvernance chaotique a aggravé l’état général du pays. Le processus de paix dans l’impasse et l’accord d’Alger n’a apporté ni paix, ni réconciliation nationale.

C’est pourquoi, les partis politiques, les mouvements politiques, leaders d’opinion, personnalités de toutes obédiences, candidats déclarés ou non, citoyens de tout horizon proclament que l’alternance est un impératif de survie et de sécurité nationale pour le Mali. Pour cela, ils restent mobilisés  pour qu’afin  l’élection présidentielle soit régulière, crédible, transparente et organisé dans le délai constitutionnel.

Le temps du changement a sonné, comme a dit  Nouhoum Togo, chargé de communication au bureau du chef de file de l’opposition. « Nous sommes sûrs de gagner et on va gagner » a-t-il complété. « Nous avons trois mois pour chasser IBK du pouvoir » renchérit TiébiléDramé, président du parti pour la renaissance nationale (Parena). Très en verve, le bélier en chef a condamné avec la dernière énergie ce qui s’est passé la veille samedi  à Ségou.  Le meeting de Ras Bath a en effet émaillé par des affrontements. « Si on n’y prend pas garde, c’est la fin des réunions politiques », indique-t-il. Pour terminer, l’ancien leader estudiantin  a invité le pouvoir  à faire toute la lumière sur cette affaire.

Pour le chef de file de l’opposition, SoumaïlaCissé, la coalition pour l’alternance et le changement ne demande qu’une seule chose : le départ de Boua (ndlr entendez par là le président de la République IBK). S’il ne part, on lui retirera  le pouvoir, promet le patron du parti de la poignée de main. « Je suis très fier  d’être un malien » a-t-il affirmé avec enthousiasme. Ensemble « nous allons restaurer l’espoir », a conclu Soumy champion.

Parmi les membres de la coalition, on peut citer l’Urd, le Parena, le mouvement Kalfa 2018, le Prvm-Fasoko, les mouvements de Moussa Sinko et de Mamadou Igor Diarra  et bien d’autres. La porte de l’organisation reste ouverte, indiquent les organisateurs.

Abdrahamane Sissoko

 

Source: Le Pays

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