DEF 2020: des centres délocalisés à cause de l’insécurité

Ce lundi 12 octobre 2020, les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF), ont été officiellement lancées par le ministre de l’Éducation nationale, sur la rive gauche, et celles de la rive droite par le ministre de l’Enseignement supérieur.

C’est à Baco-Djicoroni que le ministre de l’Enseignement supérieur, Amadou Keita s’est rendu ce lundi matin où il a procédé au lancement officiel des épreuves du DEF 2020.
Après l’ouverture symbolique de l’enveloppe du premier sujet de la journée, le ministre KEITA a prodigué des conseils aux candidats et aux surveillants.
«Nous demandons aux enseignants de faire preuve de responsabilité pour ne pas tomber dans l’appel des sirènes. Faire en sorte que les épreuves puissent se dérouler dans les conditions normales, assurer l’égalité et l’équité entre tous les candidats. A l’adresse des candidats, je leur demande à eux aussi de faire preuve de responsabilité, de comprendre qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Que seul le savoir peut libérer, leur permettre de se construire un avenir meilleur et partant, de participer au développement de notre pays», a déclaré le ministre.
Selon les autorités scolaires, les mesures sécuritaires et sanitaires nécessaires sont prises pour plus de 234 000 candidats repartis entre 1 832 centres d’examens puissent concourir. Certains candidats ont été transférés dans d’autres localités pour des raisons de sécurité.
Selon les responsables de la direction nationale des examens et concours, cette année toutes les académies sont concernées à part celle de Taoudéni où il n’y a pas de candidat.
Dans le cercle de Koutiala, les centres d’examen de Boura, Ménamba et Koumbia ont été déplacés pour des raisons de sécurité à Yorosso et ceux de Zangasso dans la ville de Koutiala. Au total, 13 470 candidats sont inscrits dans le cercle.
Dans la région de Ségou, plus de 16 830 candidats, dont 8 030 filles prennent part à cet examen dans 128 centres. A noter que les élèves du centre d’animation pédagogique (CAP) de la commune de Farako composent dans la ville de Ségou à cause de l’insécurité.
A Ansongo, les 12 centres du cercle sont sécurisés par les FAM a et la Minusma. 3887 candidats ont été répartis entre 32 centres à Tombouctou. À Bourem, plus de 600 candidats dont 44 % sont des filles ont commencé les épreuves hier matin.
La ville de Kayes compte cette année 11 570 candidats répartis entre les 5 CAP de l’académie.
A Koulikoro, 7 261 candidats ont été répartis entre 85 centres d’examen.
À San, les épreuves ont débuté par la rédaction avec au total 11 245 candidats, dont 5 496 filles répartis entre 97 centres. À Kadiolo, ils sont au total, 3478 candidats, dont 1913 garçons et 1565 filles.
Parmi les zones en proie à l’insécurité, où de nombreux candidats ont été transférés dans d’autres centres, figurent Youwarou au centre et Banamba au sud du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : INFO-MATIN

Laisser un commentaire