Crise sociopolitique : Les mises en garde de la CEDEAO

Attachée fermement à la Constitution de chaque pays membre et aux principes démocratiques, la CEDEAO au terme de sa mission de bons offices dans notre pays pour le règlement de la crise sociopolitique  en cours s’est dite opposée à toute forme de prise de pouvoir antidémocratique.

La mission politique et technique de très haut niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation sociopolitique au Mali a bouclé son séjour dans notre depuis le samedi dernier.

Au terme de cette mission hautement importante pour le Mali, la délégation de la CEDEAO conduite par l’ancien Président de la République fédérale nigériane, Goodluck Jonathan, a rencontré la presse nationale et internationale pour partager les résultats de ses différentes rencontres avec les acteurs politiques, la société civile et les leaders des confessions religieuses.

Il ressort de cette médiation de la CEDEAO des pistes de solutions pour la sortie de crise-sociopolitique tracées en quelques points.

Pour la Mission de la CEDEAO, après avoir consulté toutes les parties prenantes, les problèmes de la crise sociopolitique  s’articulent autour des questions de gouvernance, la reconstitution de la Cour Constitutionnelle après l’abrogation du décret de nomination de ses membres, la résolution du litige concernant les 31 sièges contestés au Parlement et la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Les propositions faites à ce niveau par la mission de la CEDEAO, selon plusieurs observateurs, sont porteuses d’espoir et peuvent aider le pays à sortir de sa situation actuelle

S’agissant de la proposition de la formation d’un gouvernement d’union nationale, nombreux sont ceux qui estiment que le pourcentage accordé au Président de la République et à sa majorité (50%), aux membres de l’opposition (30) et aux membres de la société civile (20%) est de nature à ramener le calme et l’entente entre les acteurs.

Autre point important de cette médiation est la mise en garde de la CEDEAO des responsables du M5-RFP sur  l’importance et la nécessité du respect des Institutions de la République, notamment les voies constitutionnelles pour I ‘accession au pouvoir et ce, conformément au Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO. Aucune forme de changement non constitutionnel d’accession au pouvoir ne sera acceptée par la CEDAO.

Ousmane Morba

L’Observatoire

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