Crise socio-politique au Mali: la communauté internationale « préoccupée », prône le dialogue

Les mouvements de contestation contre le régime en place au Mali préoccupent la communauté internationale. Ce mardi une délégation composée des membres de l’union européenne, de l’Onu et de l’ambassadeur des États-Unis au Mali a rencontré le Président de l’Assemblée nationale. Au cours des échanges, des pistes de solution ont été proposées. Mais les différents diplomates ont prôné le dialogue entre acteurs maliens pour une sortie de crise.

Selon le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali Mahamat Saleh Anadif, la seule piste possible pour sortir de cette crise socio-politique est de « renouer le dialogue ». Pour lui, les différents acteurs disposent déjà de tous les ressorts pour aboutir à une décision consensuelle. Le chef de la Minusma a aussi réitéré la disponibilité de l’organisation à aider le pays dans ce sens.

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali rejoint également cette proposition de dialogue pour baisser la tension. Cependant pour le diplomate Denis Hankins, la solution doit être trouvée « par le respect de l’ordre constitutionnel ».

Dans un communiqué publié cette semaine, le président de la Commission de l’Union africaineMoussa Faki Mahamat a félicité le caractère pacifique revêtu jusqu’ici par les manifestations. Il a par ailleurs exhorté les parties « à travailler ensemble en vue de trouver des solutions consensuelles de sortie de crise prenant en compte les aspirations du peuple malien et de ses forces vives »Moussa Faki Mahamat invite tous les acteurs à éviter tout recours à la violence quelle que soit sa forme.

Il faut rappeler que quelques jours plutôt, une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait séjourné à Bamako. Après avoir rencontré les différentes parties, cette mission a fait des propositions de sortie de crise. Parmi celles-ci, la dissolution de la cour constitutionnelle et la reprise des élections législatives dans les localités où elles ont été contestées.

Au même moment à Bamako les acteurs essayent d’établir le dialogue. Des responsables de la majorité présidentielle ont rencontré ce mardi 23 avril 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques qui demande le départ du Président de la république. Selon Oumar Cissé membre du bureau national de la jeunesse RPM, cette première rencontre visait à créer un cadre de concertation afin de trouver un compromis avec les manifestants.

Du côté du M5-RFP, on affirme avoir pris acte des propositions faites par la majorité présidentielle. Mais selon Issa Kaou Djim, coordinateur de la CMAS, membre du M5-RFP, la création d’un cadre de concertation ne saurait être la solution. Il estime que c’est au président d’accepter de négocier sa démission.

Issa Kaou Djim Coordinateur CMAS

STUDIO TAMANI

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