Crise scolaire : Les contre-vérités du Gouvernement étalées au grand jour

ministre travail Fonction publique mme Diarra Raky Talla

Après la sortie de Madame le Ministre de la Fonction Publique en charge des Relations avec les Institutions, Diarra Racky Talla, la semaine dernière, au journal télévisé de 20 Heures de l’ORTM, les Responsables des syndicats sortent de leurs réserves en apportant leur part de vérité.

Le 26 février dernier, les Responsables des syndicats signataires du 15 octobre ont eu à apporter des éclaircissements sur la sortie médiatique de la Ministre la Fonction Publique en charge des Relations avec les Institutions, Diarra Racky Talla. C’est sur les antennes de l’ORTM, lors du JT de 20 Heures.

Du berger à la bergère, les leaders syndicalistes ont rappelé l’essentiel de leurs points de revendications qui sont des anciens accords que l’État n’a pas honorés. Il s’agit, notamment, de la régularisation administrative et financière des Enseignants sortants de l’ENSUP nouvelle formule. Ce point avait déjà fait objet d’un accord précédemment, mais jamais exécuté. La Ministre avait parlé de : « La finalisation du processus de régularisation administrative et financière des sortants de l’ENSUP (nouvelle formule), au même titre que toutes les grandes écoles (ENI, IPR-IFRA, ENETP) ainsi que le Conservatoire Balla Fasseké, etc.). Concernant le point axé sur les primes de logement, les syndicalistes révèlent que la Ministre n’était que dans la tentative de diversion en confondant primes de logement et indemnités de résidence, un acte volontaire pour cacher la vérité. Le montant de 55 milliards pour la prime de logement annoncé est une proposition des syndicats, mais le Gouvernement refuse de faire une contre-proposition. Le Gouvernement dit que :  «Les primes de logement sont régies par le Décret n° 2014-0837/P-RM du 10 novembre 2014 » fixant les taux mensuels de certaines primes et indemnités allouées aux Fonctionnaires et Agents de l’État, y compris les Enseignants de tous ordres, notamment la prime de résidence qui permet d’amoindrir la cherté de la vie.

En effet, les syndicalistes réclament une prime de logement comme au niveau de la Police nationale. Mme Diarra Racky Talla a expliqué que le Gouvernement les a informés que cette prime est uniquement octroyée à des agents qui doivent bénéficier de logement d’astreinte ou à défaut d’une prime compensatoire qui leur permettrait de se loger aux environs des services ou camps de regroupement, en vue de faciliter leur mobilisation au besoin. «Cette revendication n’est ni rationnelle ni soutenable avec une incidence financière annuelle de plus de 55,3 milliards de francs CFA». Les dispositions de la loi n°035 dont fait allusion Mme la Ministre, ne sont pas nouvelles. La demande des syndicats est claire et ne souffre d’aucune ambigüité. Il s’agit de réparer une inégalité entre des Agents qui exercent la même fonction.

Mme Diarra Racky Talla a rappelé les propositions concrètes faites par le Gouvernement dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants et les efforts accomplis par la commission de conciliation pour rapprocher les points de vue des deux parties. La Ministre a expliqué que son Département a reçu sur sa table, entre novembre 2018 et février 2019, cinq préavis de grève des syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016. Le cumul de 31 jours d’arrêt de travail, soit 744 Heures que ces mouvements ont occasionnées. La comptabilité des syndicats est tout autre, 21 jours de grève (du 19 au 21 Décembre 2018 soit 3jours), du 21 au 25 janvier 2019 (5 jours), du 13 au 15 février 2019 (3 jours), du 18 au 22 Février 2019 (5 jours) et du 25 février au 1er mars 2019 (5 jours). Préavis déposé : du 11 au 15 mars 2019 (5 jours), du 18 au 22 mars 2019 (5 jours) et du 1ermars au 5 avril 2019 (5 jours). À cet effet, ils demandent aux Secrétaires Généraux des Comités locaux de tenir des Assemblées Générales d’informations communes et de mobilisation, demain, mardi 5 mars 2019, dans leurs établissements respectifs. Au moment où le Mali traverse la pire des crises de son existence, l’entretien de l’avion présidentiel, le Boeing 737 Mali-BBJ vient d’être inscrit pour la première fois au Budget de la Présidence de la République pour un coût de 2,5 milliards de francs CFA, dans la loi  des finances pour l’exercice 2019 adoptée par l’Assemblée Nationale le jeudi 20 décembre 2018. Portant le Budget de la Présidence de la République  à plus de 14 milliards de francs CFA au titre de l’année 2019. Les Responsables de la synergie ont informé l’ensemble des militantes et militants qu’après l’échec des négociations du 19 février 2019 ils ont décidé d’organiser une marche de grande envergure, le mercredi 6 mars 2019, sur toute l’étendue du territoire national.

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