Crise au Mali: l’étau se resserre autour du président Ibrahim Boubacar Kéita

Ensemble pour IBK la force G5 Sahel

Le mouvement M5-RFP de l’Imam Dicko a appelé à une nouvelle manifestation ce vendredi 10 juillet dans la capitale malienne Bamako pour poursuivre ses revendications et mettre la pression sur le régime du président Ibrahim Boubacar Kéita.

Estimant que le discours prononcé la veille par le président n’a pas répondu à leurs attentes, le mouvement de contestation a appelé ses partisans à battre le pavé afin de se faire écouter par le pouvoir. « Nous invitons massivement les femmes (à manifester). Le président IBK n’a pas répondu à nos attentes », a déclaré jeudi Mme Fatoumara Oularé, une responsable de la section femmes de la contestation, au cours d’un point de presse.

« Nous avons décidé de maintenir la manifestation », a déclaré jeudi soir à l’AFP Adama Ben Diarra, un responsable du mouvement du 5 juin. Le rassemblement est prévu pour après la grande prière autour de 14H00 (heures GMT et locale), sur la Place de l’Indépendance de Bamako, dans le centre-ville. La star internationale de la musique Salif Keita, qui soutient ce mouvement, a également appelé à la mobilisation pour vendredi, sur Twitter.

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La veille, le président IBK a prononcé un discours pour faire de nouvelles annonces à l’endroit du mouvement. Il a notamment a annoncé un remembrement de la Cour constitutionnelle et la formation d’un gouvernement d’union nationale ouvert à toutes les sensibilités (opposition et société civile).

Il a également annoncé que les efforts sont entrain d’être fait pour le retour sain et sauf du chef de file de l’opposition, le député Soumaila Cissé enlevé dans la région de Tombouctou en mars dernier par des groupes armés.

Le mouvement du 5 juin avait dit la semaine dernière vouloir laisser sa chance au dialogue et renoncer provisoirement à faire de la démission du chef de l’Etat un préalable à toute discussion. Cependant, il réclamait la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont le mouvement désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.

Source: actucameroun
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