Consultations tous azimuts à KOULOUBA: Le doigté de S.B.M en est pour beaucoup !

Résolution de la Crise au centre du Mali Boubeye à propos de la Coalition pour le changement la CMA processus électoral plan de sécurisation Premier ministre du Mali

Depuis le 8 septembre 2016, le Président a entamé une série de consultations avec la classe politique malienne. D’abord, il a reçu le chef de file de l’opposition M. Soumaïla Cissé de l’URD puis l’ancien Premier ministre de la transition M. Zoumana Sacko du CNAS-FASO HERE, ensuite ce fut le tour de l’opposant Oumar Mariko de la Sadi, avant de recevoir l’intergroupe de la convention de la majorité parlementaire (CMP) et les leaders syndicaux de l’UNTM et de la CSTM. La liste des partis politiques fréquentables est-elle enfin bouclée ou alors reste-t-il d’autres tels que le FARE-ANKAWILI de Modibo Sidibé et le Parena de Tiébilé Dramé qu’IBK à l’habitude de qualifier de ‘’Petit Monsieur’’ au retour de la visite d’Etat qu’il avait effectué en France en janvier 2016.

Rappelons que l’opposition malienne a toujours parlé de Concertations Nationales avant que le gouvernement n’aille à Alger tête baissée pour négocier l’accord de la honte. Cela avait l’avantage de sélectionner ce qui était acceptable par les populations maliennes pour ramener la paix et réunifier le territoire. IBK a refusé toutes les propositions allant dans ce sens à l’époque des faits. Tout au moins, il a imposé au peuple malien le diktat de la France et non un accord de paix. C’est pourquoi, ni l’opposition, ni les réserves formulées en 13pages par les forces vives de la nation n’ont eu droit à une analyse approfondie au cours des dites négociations. Le résultat a été qu’un accord dit d’Alger pour la paix et la réconciliation a été signé sans qu’IBK et son Premier ministre ne tiennent compte de l’avis des 13 millions de maliens du sud, alors qu’au même moment la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a refusé de se voir imposer un accord fut-il imposé par la France, sans au préalable la consultation des 60 000 habitants de la région de Kidal. Qui l’aurait cru en 2013 au cours de la campagne électorale ou IBK a tapé du point sur la table pour dire qu’il ne négociera pas avec des hommes en arme ?

Tout récemment, le Président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) Mahmoud Dicko accompagné par un groupe de coreligionnaire avait invité IBK à tenir une concertation nationale, si elle constituait une solution de sortie de crise. Il a donc fallu l’arrivée de Soumeylou Boubeye Maïga au poste stratégique de secrétaire général de la présidence pour suggérer au Président IBK, de ne plus perdre de temps pour faire cette consultation face à un bilan que la majorité des maliens jugent mauvais. IBK a un trait distinctif particulier par rapport à tous ses prédécesseurs. Depuis son accession à la tête de l’Etat, il garde une rancune contre certaines catégories de leaders politiques dont Tiébilé. Alors que ce parti a servi d’allié au président IBK de 2007 à 2013. Le locateur de Koulouba garde une dent cariée contre Modibo Sidibé leader du parti FARE, parce que ce dernier a ordonné à ses militants de voter Soumaila au 2ème tour de la présidentielle. Il en veut à l’ex premier Ministre du président Touré pour ce choix. Si ces partis cités jugés non fréquentables n’ont pas été reçus à Koulouba, cela veut dire que le chemin à parcourir pour aller vers la réconciliation nationale reste encore long. Dans ce cas Il se retrouvera entre les feux croisés de ces leaders du sud, les attaques terroristes des djihadistes d’Iyad Agaly, de Amadou Koufa et les mises en scène de la CMA et du Gatia. IBK n’aura pas d’échappatoire, car tous les chemins seront pris et sa retraite coupée. Toute chose qui anéantira la clairvoyance de S.B.M et de l’Imam Dicko qui veulent apaiser le climat politique qui est en ce moment très frelaté. Déjà le vote de la nouvelle loi électorale a fait l’objet de protestations de la part de la majorité des partis politiques. Cette loi est controversée parce que taillée sur mesure pour aller à ‘’un coup K.O’’ en faveur du président sortant. Cette façon de revenir au pouvoir est en vogue actuellement en Afrique dite démocratique et le candidat Hama Amadou l’a appris à ses dépends.

Badou S. KOBA

Source: CARREFOUR

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