Consulat du Mali à Paris : Quand des étrangers font la loi

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Le consulat du Mali à Paris est-il en passe de se transformer en office de recrutement et/ou de placement des étrangers ? Il faut le craindre. En effet, ces derniers temps, les Maliens de France ont eu la désagréable surprise de constater que le Consulat emploi pas moins de 5 agents, tous de nationalité étrangère. Ces agents sont omniprésents partout dans les enceintes de la mission consulaire de notre pays à Paris. On les voit se parader et dicter leur loi au niveau du service passeport et autres services.

Au même moment, des centaines de Maliens diplômés et en quêtes de travail chôment après avoir tout tenté, y compris un emploi temporaire au Consulat.

Mais le drame ? Le Mali accepte aujourd’hui tout ce que d’autres pays refusent, notamment de laisser ses représentations consulaires aux mains d’étrangers.

Situation sécuritaire :

L’Etat d’urgence (encore) prolongé

L’Etat d’urgence dans le pays, en vigueur quasiment sans interruption, depuis l’attentat djihadiste contre l’hôtel Radison Blu, en novembre 2015, a été à nouveau prorogé d’un an à compter du 31 octobre prochain, a annoncé le gouvernement, le jeudi dernier. Cette décision, adoptée en conseil des ministres, intervient deux mois après la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta. Décrété à la suite de l’attentat contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués), l’état d’urgence avait été, pour la dernière fois, prolongé d’un an en octobre 2017, jusqu’au 31 octobre 2018.”Le présent projet de loi (…) proroge jusqu’au 31 octobre 2019 à minuit l’état d’urgence déclaré sur le territoire national”, précise le compte rendu officiel du conseil des ministres.

Découpage territorial :

La fronde prend de l’ampleur

Le gouvernement a annoncé, le mercredi dernier, la tenue des rencontres régionalessur les avants projets des textes relatifs à la réorganisation du territoire. Ces concertations sont prévues du 06 au 10 novembre 2018 sur toute l’étendue du territoire. Elles regrouperont les représentants de l’État, des organisations de la société civile, des partis politiques, des collectivités territoriales, des chefferies traditionnelles, des chefs religieux et des mouvements signataires de laccordpour la paix et la réconciliation. Objectif : « prendre en compte les avis et les suggestions des populations avant de valider un projet de réaménagement du territoire ». Ce réaménagement du territoire doit « promouvoir un développementlocal équilibré et de faire face aux défis sécuritaires ». Les raisons de cette proposition, selon le communiqué du Conseil des ministres, sont dues, entre autres, aux exigences de développement local, à la crise multidimensionnelle de 2012, à l’étendue de certaines régions. À ces problèmes, s’ajoutent, les difficultés pour les représentants de l’État d’assurer leurs missions de contrôle dans leur ressort territorial, la complexité des questions politiqueséconomiques et sociales poursuit le communiqué. Ces dispositions sont annoncées par le gouvernement à un moment où l’avant-projet de découpage territorial est contesté par une frange importante de la population dans plusieurs localités à l’intérieur du pays et par la diaspora malienne. Dans les régions de Gao, Tombouctou et Mopti, des manifestations ont été organisées. A Koro dans la région de Mopti, ils étaient des centaines de jeunes descendus dans les rues cette semaine. Sur leurs pancartes, on peut lire « non au morcellement du cercle de Koro au profit de Bandiagara et Douentza ». Les manifestants exigent du gouvernement l’annulation de la décision portant création des nouvelles régions…

 

Kidal :

Ultimatum du gouverneur aux enseignants

Les enseignants de la région de Kidal,  ont jusqu’au 30 octobre pour regagner leur poste. C’est le gouverneur de Kidal, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui leur a fixé cet ultimatum.

Seuls 10% des enseignants qui auraient dû faire leur rentrée, le 1er octobre, dans la région ont pris leur fonction. Une décision le plus souvent justifiée par des raisons de sécurité. Mais pour le gouverneur, la situation a trop duré. Pas moins de 460 enseignants ont été affectés à la région de Kidal pour cette rentrée, mais seule une trentaine a pris son poste. Les autres préfèrent rester à Gao ou dans la capitale plutôt que de prendre des risques. Ils ne sont pas les seuls : la moitié des directeurs techniques nommés à Kidal sont, eux aussi, encore à Bamako. Preuve pour les enseignants que la sécurité n’est pas revenue et qu’on ne peut rien exiger d’eux. « Nous ne pouvons pas prendre nos fonctions tant que l’administration et l’armée ne sont pas présentes dans la région », explique un représentant du Collectif des syndicats de l’éducation des régions du Nord. Les réticences des fonctionnaires n’ont pour l’instant pas eu raison de la fermeté du gouverneur, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui maintient son avertissement : ceux qui refusent de déménager n’ont qu’à demander une mutation, explique-t-il. Si au 30 octobre prochain, ils n’ont pas regagné leur poste, ils seront considérés comme démissionnaires, et verront leur salaire suspendu. En attendant, dans la plupart des établissements, ce sont des jeunes volontaires qui assurent l’école.

 Terrorisme :

La Minusma repousse une double attaque

Ce matin à l’aube les Casques Bleus de la MINUSMA basés à Ber dans la région de Tombouctou, ont repoussé une attaque complexe lancée simultanément par plusieurs pickups armés de lance-roquettes et de mitrailleuses et d’autres chargés d’explosifs, et ont poursuivi les assaillants. Quelques heures plus tard, à Konna dans la région de Mopti, des Casques Bleus de la MINUSMA ont également été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED). Selon un premier bilan deux Casques Bleus ont été tués et plusieurs autres blessés.
Le Représentant Spécial du Secrétaire-Général et Chef de la MINUSMA, M. Mahamat Saleh Annadif a exprimé son indignation contre cette attaque lancée par les ennemis de la paix. «Je condamne fermement cette attaque brutale qui n’entamera pas notre détermination à appuyer le Mali dans sa marche vers la paix. » a-t-il ajouté.

La Rédaction

source: L’Aube

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