Certificat et test de virginité

Vous avez peut-être déjà entendu : « je vais faire un test de virginité ? A quoi sert-il ? Est-il autorisé ? Dans quels contextes pourrait-on être amené à le passer ? »

En quoi cela consiste ? Qu’apporte-t-il ?

Il consiste à visualiser les parties génitales externes, et l’entrée du vagin afin de constater la présence ou l’absence de l’hymen.

Sur le plan médical et anatomique, faire un certificat de virginité n’a pas vraiment de valeur. L’hymen peut avoir été rompu pour de multiples raisons. Certaines femmes naissent même avec une membrane imperceptible voire inexistante. L’état de l’hymen ne prouve donc pas la virginité d’une femme. Ainsi, il est quasi-impossible pour le médecin ou la sage-femme de réaliser un test de virginité. Mais, dans des situations bien spécifiques, certains examens sont réalisables. On vous explique !

Les certificats

Il existe deux types de certificats. Le certificat dit de « complaisance » et le certificat « médico-légal ». Il est important de pouvoir faire la distinction !

Certificat de complaisance :

– Dans un premier cas : il s’agit d’une demande faite par la famille ou le futur conjoint qui contraignent la femme à se soumettre à l’examen. Lorsqu’on utilise le terme « contraindre », cela ne  veut pas dire qu’elle en est menacée, mais que la demande est faite par une tierce personne.

Les conseils de l’ordre des médecins et des sages-femmes considèrent que cette pratique  constitue « une violation de l’intimité ». Outre son caractère assez approximatif, ce test parait contraire à la dignité et à la liberté de la femme.

Le certificat médical doit être un document objectif et fiable, ce qui semble compromis dans ce cas précis. Cette pratique est donc interdite par la loi et sanctionnée (punie).

– Dans un second cas : la décision peut venir de la femme en question (ne subissant en apparence aucune pression familiale et culturelle). Aucun texte de loi ne s’oppose au certificat de virginité dans cette situation. On peut tout de même s’interroger : pourquoi une femme aurait besoin, seulement pour elle-même, de se soumettre à un test dont elle connait déjà le résultat :-)?

Certificat médico-légal :

La situation est totalement différente lorsque l’examen est réalisé à des fins médico-légales, et est donc faite sur réquisition des services judiciaires.
Deux cas peuvent être décrits :
– Une jeune femme désirant faire constater sa virginité en vue d’une éventuelle annulation de son mariage pour non-consommation par exemple. Le médecin examinera l’hymen et constatera l’absence de déchirure en restant bien sur très prudent considérant qu’un hymen est différent voire absent d’une femme à l’autre.

– Une jeune femme, victime ou se disant victime d’une agression sexuelle. Il s’agit alors d’une constatation de violence sexuelle accompagnée de prélèvements et examens biologiques.

En France, les médecins ou sages-femmes se trouvent parfois confrontés à des demandes de « test  de virginité ». L’hymen d’un point de vue purement médical, permet difficilement d’attester l’absence de pénétration antérieure. La loi française réprime ainsi le certificat de complaisance, et ce dans le but de protéger la femme et son intimité. Votre sexualité et votre corps n’appartiennent qu’à vous, et c’est mieux ainsi !

Source: fil santé jeunes

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