Bouyé ne donne pas de consigne

Le Chérif de Nioro du Sahel a fait sa déclaration après la prière du vendredi 03 août 2018. Dans cette déclaration en arabe, le patriarche a fait une analyse de la situation, basée sur les résultats provisoires proclamés par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Tirant les enseignements et sur la foi des résultats et le score de son champion, Bouyé n’a pas donné de consigne de vote. Il dit clairement que le jeu est fini car l’écart est énorme. Pour lui, ça serait une perte de temps de battre campagne contre IBK. Néanmoins, il reste et demeure un adversaire du régime IBK.

Le Chérif de Nioro du Sahel a fait sa déclaration après la prière du vendredi 03 août 2018. Dans cette déclaration en arabe, le patriarche a fait une analyse de la situation, basée sur les résultats provisoires proclamés par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Tirant les enseignements et sur la foi des résultats et le score de son champion, Bouyé n’a pas donné de consigne de vote. Il dit clairement que le jeu est fini car l’écart est énorme. Pour lui, ça serait une perte de temps de battre campagne contre IBK. Néanmoins, il reste et demeure un adversaire du régime IBK.

La colère de Me Tall

«Élection ou haute couture ? Les résultats ont été découpés, raccommodés et redistribués à la tête du client. Puni pour une vidéo avec la volonté de blesser, humilier et casser le moral des soutiens ? Nous tiendrons bon. Et refusons la mascarade jusqu’à la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. La vérité éclatera alors. Patience !» Me Mountaga Tall.

 

Le bon geste de la CME

Le jour du scrutin du 29 juillet 2018, la situation était calme dans les régions du nord du Mali. Cela souligne l’accompagnement et le soutien des groupes armés. Qui ont, faut-il le dire, sécuriser la campagne électorale le jour du vote aux côtés des autres forces. Chaque groupe a joué sa partition dans sa zone. C’est ainsi que le dimanche 29 juillet 2018, le véhicule des observateurs indépendants de la Cédéao avait été enlevé à  Gao, dans la nuit. Mais grâce à la vigilance des combattants de la CME, le véhicule a été ramené, suite à une poursuite. La force de Jimmy le rebelle avait assuré tout le monde, qu’ils allaient arrêter les assaillants. Ce qui fut fait. Le véhicule a été remis officiellement au gouverneur de Gao en présence de la Minusma. «Vive les forces de sécurité de la CME. Tous contre le banditisme» a déclaré le chargé à la communication de la CME, Attay Ag Abdallah.

Un incident isolé

Un bus de transport malien, qui avait quitté Bamako pour Diéma dans la région de Kayes, a été détourné, la semaine dernière, et 12 de ses passagers maliens dont le chauffeur et un ressortissant guinéen ont été froidement exécutés. «Le Guinéen a été tué parce que sa famille n’avait pas complété la rançon. Elle avait déjà versé un million de francs CFA», a raconté à Alakhbar un Sénégalais, Moustapha N’Diaye, parmi les passagers du bus qui avaient été pris en otage. L’ex-otage affirme avoir vu «un Maure, si je crois bien. Il a été libéré après versement d’une rançon de 4 millions de francs CFA. Moi, ma famille a payé 3 millions via le système de transfert Orange money, sur deux numéros de téléphone maliens».

Les ravisseurs sont un groupe de plusieurs personnes dont au moins quatre femmes. «Ils parlent plusieurs langues et se déplacent dans des V8 et des Toyota Hilux nouveau modèle. Le soir, ils se regroupent dans une grotte et sous des tentes. Ils mangent de la viande et boivent de l’alcool toute la nuit», explique l’ex-otage. «Ils m’ont dit que si je travaillais avec eux je deviendrais riche dans un an». À sa libération, l’ex-otage sénégalais avait été conduit et abandonné à Bamako, la capitale, par ses ravisseuses. Il était traumatisé : «Je suis resté deux jours sans manger et ligoté dans une chambre avec des cadavres. Ils m’insultaient. Ils me piquaient d’un couteau pour exiger le versement de l’argent. Quand ils ont été informés que ma famille avait informé mon ambassade, ils m’ont arraché un ongle».

Assassinat en plein Ménaka

Dans un communiqué, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (Msa) informe de l’assassinat du coordinateur adjoint de ses forces, le 30 juillet 2018. Il porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que, «ce jour 30 juillet 2018, vers 18h, des individus armés ont lâchement assassiné Hamad Ahmed Ag Falnat, officier du MSA en plein centre-ville de Ménaka près de la mosquée et non loin du marché». L’officier Hamad Ahmed Ag Falnat était le coordinateur adjoint des forces armées du Msa et un homme qui prônait les valeurs d’antan de paix et de fraternité entre les communautés de nos régions. «Le MSA condamne ce crime abominable qui est de nature à perturber la paix sociale et qui a pour seul but de semer la haine entre nos populations. Le Msa affirme «ne céder devant aucune barbarie et continuera avec détermination sa lutte pour la paix et la cohésion sociale». Le Msa assure que ce crime ne restera pas impuni.

La Minusma interpellée

La Minusma interpellée. L’insécurité au nord et au centre a privé le candidat Soumaïla Cissé des dizaines de milliers de voix. Paradoxalement, elle en a procuré des dizaines de milliers au candidat IBK. Le score astronomique d’IBK à Ménaka, Rharous, Ber, Salam, Bambara Maoudé, avec un taux de participation de 86%, discrédite les résultats du 1er tour. La Minusma, qui a refusé de certifier l’élection, doit prendre des engagements pour surveiller plus étroitement le second tour dans les régions de Gao et Tombouctou, en assurant la protection des délégués de l’opposition. L’opposition doit également exiger du gouvernement que le même dispositif sécuritaire, déployé à Bamako, Koulikoro, Ségou et Kayes, le soit dans les zones n’ayant pu voter lors du 1er tour.

Les combinaisons frauduleuses

Éliminer Aliou Diallo pour assurer la victoire d’IBK, telle était la stratégie du camp présidentiel. D’autant qu’il est le seul à pouvoir rassembler le plus largement possible tous les candidats. L’objectif était de tromper les esprits en faisant croire à une victoire au premier tour pour que les gens ne voient pas les vrais enjeux. Les vrais enjeux : ils vont travailler à faire redescendre IBK à 48%. À la suite de cela, il y aura un re-calibrage pour placer un Soumaïla affaibli à 15% et Cheick Modibo à 9%, suivi d’Aliou Diallo à 8%. Le seul objectif sera d’avoir l’effet psychologique d’un rang : 1er IBK, 2e Soumaïla, 3e CMD et 4e Aliou Diallo. Dans la tête de tous, on ne verra plus que les trois premiers et chacun va attendre la position de CMD qui dira, au vu de la tension entre lui et Soumaïla, qu’il n’a pas de consigne.

Même si tout le reste soutient Soumaïla, les gens se diront qu’IBK va gagner car Soumaïla n’a pas le soutien de CMD. Les Maliens auront tous l’impression que c’est IBK face à un Soumaïla esseulé. Or, si c’est Aliou Diallo qui était au second tour, on sait pertinemment que tous les autres candidats allaient le rallier sans hésitation. Dans ce cas de figure, même si IBK se positionnait à 48%, il serait écrasé par Aliou Diallo. Donc toute la stratégie visait à faire de la diversion avec un faux «takokelen» et écarter la possibilité pour Aliou Diallo d’être au second tour, pour éviter l’union de l’opposition. Tout sauf Aliou Diallo, le dernier recours d’IBK.

Les masques sont tombés

Lorsque ceux auxquels les Maliens ont accordé leurs suffrages en 2013, pour résoudre les problèmes de mal gouvernance, étalent à ciel ouvert les pratiques dignes de gangsters et de voleurs. Les preuves irréfutables de l’échec du pouvoir, de son mépris pour les Maliens, sont le bourrage honteux des urnes des fractions et le gaspillage sauvage des ressources des Maliens dans des achats de conscience, des publicités et affiches, qui ne trouvent plus d’espace sur terre et vont s’installer sur le fleuve Niger. Les poissons aussi ont certainement voté.

Liberté d’expression en mal

La radio Renouveau FM fermée, son directeur arrêté par la police pour, semble-t-il, incitation à la haine et à la révolte, a-t-on appris le jeudi 2 août dans un post de Sidi Mohamed Dicko, Directeur de Renouveau FM. Alors qu’il se trouvait dans un véhicule du Commissariat de police du 13ème Arrondissement de Bamako. Renouveau FM est la radio sur laquelle professe le célèbre chroniqueur Ras Bath qui s’est donné comme mission d’éveiller la conscience des populations maliennes en révélant les dossiers secrets de la République.

Depuis la tenue dimanche 29 juillet 2018 du scrutin comptant pour le premier tour de la présidentielle au Mali, Bamako vit sous une tension dans l’attente des résultats. Le camp de la majorité sortante publie des tendances accordant au président IBK, candidat à sa propre succession, une majorité absolue, le donnant gagnant dès le premier tour alors que l’opposition dénonce des anomalies et irrégularités et affirme que malgré tout, il y aura un second tour. C’est dans ce contexte très tendu que s’est déroulée mardi soir la dernière chronique du lanceur d’alerte Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath. L’arrestation du Directeur de Renouveau FM aurait été ordonnée par le gouverneur du District de Bamako.

IBK réagit à la mort supposée

«Il me revient qu’une rumeur morbide, tendant à me faire passer pour décédé, dans un hôpital en France, circulerait sur les réseaux sociaux. Je tiens à rassurer tout un chacun que je me porte à merveille et que j’attends patiemment, chez moi à Sébénicoro, les résultats de l’élection présidentielle qui doivent être proclamés par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, seul habilité à le faire. Je vous remercie pour votre sollicitude. Prions pour le Mali afin que le processus électoral, qui fut inclusif du début à la fin, se termine dans la paix et la sérénité».

De fortes pluies attendues

Selon la NASA américaine, il y aura de très, très grandes pluies diluviennes qui s’abattront en Afrique occidentale en ce mois d’août. Il est recommandé aux gens d’éviter strictement :1) la conduite de nuit. 2) a/ en journée, d’éviter de passer dans une eau qui coule en traversant une route que ce soit en voiture ou à pieds. B/en pareil cas, il est recommandé de faire marche arrière pour ne pas se faire piéger et attendre jusqu’à l’arrêt de la traversée de l’eau et surtout que la route soit bien visible avant de partir. C/ des fois, cette traversée d’eau coupe la route en deux en laissant en dessous un grand trou.

SourceLe Reporter

 

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