Bétisier : Une charognerie mortifiante

Elections présidentielles 2018

Alors que la mitraille déclenchée dans les départements ministériels fait de nombreuses victimes parmi les cadres qui ne dorment plus que d’un œil, que face à un ex-otage caustique, une riposte à bas bruit se met en place, y compris dans le commandement militaire français, un Parti politique alerte les décideurs, à l’échelle nationale et internationale, en opposant différentialisme à universalisme dans la croisade anti-jihadiste.

Voici votre BÊTISIER du jour.

Une charognerie mortifiante

La facture de la libération de Sophie (ou Mariam) PETRONIN, kidnappée à Gao en décembre 2016, de Soumaïla CISSE, enlevé le 25 mars 2020, en pleine campagne pour les législatives, et deux ressortissants italiens contre celle de plus de 200 jihadistes inculpés et la coquette somme de 20 millions d’euros a été jugée salée et pas que du point de vue d’une partie de l’opinion nationale ; mais également de l’opinion française.
La pilule est d’autant plus amère à avaler qu’il figure parmi les jihadistres élargis plusieurs noms bien connus, comme ceux de Mimi Ould Baba Ould Cheick, « cerveau » des attentats de Grand Bassam [Côte d’Ivoire] et de Ouagadougou [Burkina Faso] et de Fawaz Ould Ahmed, ex-cadre du groupe al-Mourabitoune qui resteront des menaces permanentes tant qu’ils resteront à l’air libre et qu’ils incarnent.
Véritable tête à claques, de retour en France, les déclarations faites par « Mariam » Pétronin étaient explosives. « Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime », a-t-elle en effet dit au sujet de ses geôliers, qu’elle a même assimilé à des « militaires. »
« Qu’a fait le gouvernement de transition ? Il a demandé la libération de leurs militaires. Certains ont été libérés, je ne pourrais pas dire combien. Mais dans l’immédiat, ils ont été libérés. Donc, si vous avez un groupe de militaires, et que certains se font prendre, vous allez tout faire pour les faire libérer que vous soyez l’armée française, l’armée congolaise ou l’armée malienne ou l’armée américaine, vous allez tout faire pour les faire libérer. Ce qui est logique. ‘‘Jihad’’, c’est ‘‘guerre’’ en français et c’est une guerre entre des groupes d’opposition armée au régime, ils trouveront le chemin pour la paix. Je leur souhaite en tout cas vivement », a déclaré l’ex-otage auprès de RFI.
La présidente du Rassemblement national est parmi les premiers à dégainer contre le principe de la transaction humaine, c’est-à-dire l’échange d’otages. Elle a déclaré, lors d’une conférence de presse sur l’immigration, au siège de son parti à Nanterre : «je me réjouis quand une Française, qui a été enlevée et est restée en détention près de quatre ans, est libérée». «Les échos que nous avons eus, qui évoqueraient non pas quelques dizaines, mais semble-t-il quelques centaines, d’islamistes qui auraient été libérés en contrepartie, dont des jihadistes, (ne sont) évidemment pas pour nous rassurer quand on est attaché à la sécurité de notre pays», a ajouté la dirigeante d’extrême droite. «Nos soldats combattent au Mali depuis de longues années. Certains de leurs camarades sont morts au combat. Jamais on ne devrait transiger avec l’islamisme et permettre la libération de djihadistes, au risque d’exposer plus encore nos Armées déjà durement éprouvées», a-t-elle écrit sur Twitter.
La fouterie de gueule de cette vieille ‘’illuminée en manque d’exotisme’’ a mis en pétard des militaires aussi qui sortent de leur caserne, mais rarement de leur réserve. Le général LECOINTRE, le chef d’état-major des armées [CEMA] françaises recadre vertement cette aventurière je-m’en-fichiste.
« Pour que les choses soient bien nommées, l’adversaire qui est le nôtre n’est pas un groupe armé comme un autre, qui serait un groupe armé d’opposition au régime malien. Il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale […] qui a fait allégeance à al-Qaïda et dont l’objectif contrevient directement à la sécurité des Français, à l’étranger et sur le territoire national », a commencé par préciser le général LECOINTRE.
« C’est un groupe qui a par ailleurs des modes d’action qui sont très clairement terroristes. […] On ne peut pas appeler ces personnes des militaires et imaginer qu’ils peuvent être comparés aux militaires français. Les militaires français sont des soldats d’une armée régulière, qui se battent dans le respect du droit international, dans le respect du droit de la guerre, en maîtrisant leur violence et qui sont liés, au-delà de la mission, par une éthique particulièrement exigeante », « Pour que les choses soient bien nommées, l’adversaire qui est le nôtre n’est pas un groupe armé comme un autre, qui serait un groupe armé d’opposition au régime malien. Il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale […] qui a fait allégeance à al-Qaïda et dont l’objectif contrevient directement à la sécurité des Français, à l’étranger et sur le territoire national », a commencé par préciser le général Lecointre.
« C’est un groupe qui a par ailleurs des modes d’action qui sont très clairement terroristes. […] On ne peut pas appeler ces personnes des militaires et imaginer qu’ils peuvent être comparés aux militaires français. Les militaires français sont des soldats d’une armée régulière, qui se battent dans le respect du droit international, dans le respect du droit de la guerre, en maîtrisant leur violence et qui sont liés, au-delà de la mission, par une éthique particulièrement exigeante », a encore fait valoir le CEMA.
Une mise au pilori serait la réponse la mieux appropriée aux élucubrations d’un personnage perfide en mission commandée dans le mode civilisée.

Source : INFO-MATIN

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