Assemblée nationale : dernière session de la 5e législature

Conformément à l’article 65 de la Constitution malienne, le premier lundi du mois d’avril est consacré à l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale.

Ainsi, le lundi 6 a

C’était sous l’égide du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Issaka Sidibé, en présence du Premier ministre, Dr. Boubou Cissé. On y notait la présence de plusieurs députés et des membres du Gouvernement.

Actualité oblige, le Président de l’Assemblée nationale dira que la présente cérémonie intervient au moment où le monde entier est confronté à une situation épidémiologique critique, sans précédent, liée au Coronavirus ou COVID19.

Concernant cette pandémie, il a invité les populations à s’approprier toutes les mesures barrières pour éviter la propagation de la maladie.

Par rapport aux élections législatives dont le premier tour s’est tenu le 29 mars 2020, le Président Issiaka Sidibé, candidat, a invité les électeurs des circonscriptions concernées par le deuxième tour à s’acquitter de leur devoir civique, le 19 avril 2020, afin de parachever le processus électoral.

Sur le plan sécuritaire, l’honorable Sidibé a rappelé que le Mali continue de vivre des épisodes difficiles.

« Depuis le début de l’année, plusieurs attaques meurtrières ont été dirigées contre les communautés des cercles de Bandiagara et de Bankass, singulièrement les communes de Baye et de Ouenkoro. S’y ajoutent divers actes de braquage et de banditisme urbain et interurbain. A ce point, il invite le Gouvernement à diligenter toutes actions idoines pour ramener, l’honorable Soumaila Cissé indemne à sa famille, qui se trouve entre les mains des ravisseurs depuis le 25 mars dernier », a-t-il déclaré.

Outre les urgences nationales liées à la gestion du coronavirus et à la sécurité, l’actualité de notre pays est également dominée par la grave crise qui secoue le monde scolaire. A cet effet, le Président Sidibé dira ceci : « Nous sommes au regret de constater que les nombreux débrayages que l’école malienne connait, depuis des années, ne cessent de compromettre dangereusement l’éducation de millions d’enfants de notre pays. Consciente de ce risque, l’Assemblée nationale s’est toujours investie afin que notre système éducatif puisse retrouver une accalmie et ses lettres de noblesse ».

En ce qui concerne l’année scolaire en cours, depuis le mois de janvier, l’Assemblée nationale, soutient son Président, a multiplié les initiatives tendant à trouver une solution rapide et pérenne à la crise. C’est ainsi que des échanges ont eu lieu respectivement avec les syndicats d’enseignants concernés et des membres du Gouvernement.

« L’Assemblée nationale a demandé au Gouvernement d’exécuter l’application de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, depuis plus de deux ans », a-t-il déclaré et de rappeler que force doit rester à la loi. Au demeurant, il a salué toutes les avancées qu’a connues le cahier de doléances des syndicats dont la dernière en date concernent le décret fixant les taux mensuels de l’indemnité de résidence allouée au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Pour lui, il urge que cette crise scolaire soit enfin derrière nous, à jamais. Il ne s’agit plus de jouer au sapeur pompier, en tentant de sauver les années scolaires une à une, mais de sauver plutôt l’école malienne dans son ensemble et de manière durable.

« En clair, il s’agit de faire en sorte que l’avenir des enfants maliens ainsi que le devenir de la République du Mali ne soient plus hypothéqués par quoi que ce soit ou par qui que ce soit. L’Assemblée nationale, quant à elle, continuera de jouer tout son rôle à cet effet », a-t-il insisté.

Il est à rappeler que cette 5e législature qui s’achève le 2 mai prochain a eu à adopter 477 lois, effectuer d’intenses activités de contrôle de l’action Gouvernementale, à travers des séances d’Interpellation du Gouvernement, des Motions de censure, des questions orales et d’actualité, des missions de terrain, des créations de commissions d’enquête parlementaire, etc.

«C’est dire qu’au cours de la Législature qui s’achève, nous avons tout simplement montré notre détermination à faire de l’Assemblée nationale une vitrine institutionnelle forte et attrayante », conclut le président sortant Issaka Sidibé.

Seydou Karamoko KONE

Source: Bamakonews

 

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