Aliou Boubacar Diallo : « Personne ne gagne dans la perpétuation de cette crise »

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La crise sociopolitique malienne n’a que trop duré. Dans un message posté sur sa page Facebook ce mardi 21 juillet 2020, Aliou Boubacar Diallo de ADP-Maliba invite à une résolution rapide de la crise.

La mission de médiation de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigéria, Jonathan Goodluck, est toujours au cœur de l’actualité politique malienne, voire internationale. Les uns pour condamner le communiqué final issu de cette mission, les autres pour féliciter la mission.

Aliou Boubacar Diallo, fondateur du parti ADP-Maliba, s’est exprimé sur cette mission de bons offices de la CEDEAO au Mali, du 15 au 17 juillet 2020. En effet, sur sa page Facebook, l’ancien patron de Wassoul’or explique avoir compris, à travers le document final et les commentaires de la mission, « qu’ils ont saisi toute la complexité de la crise politique actuelle qui s’est vue accentuée par les tragiques évènements des 10 au 13 juillet derniers ».

Tout en les remerciant pour leur implication dans la recherche de solutions à ce blocage politique au Mali, Aliou Diallo indique que « dans le cadre du contentieux électoral, la médiation a préféré que la future Cour Constitutionnelle planche sur la question plutôt que de recourir au mécanisme communautaire de la Cour de Justice de la CEDEAO ». À l’en croire, la mission de médiation a plutôt « privilégié des solutions internes » à cette crise qui paralyse le Mali depuis un mois et demi.

Toutefois, l’homme d’affaires attire l’attention sur la cause profonde de cette crise et qui expliquerait d’ailleurs son exacerbation. À ses dires, l’aggravation de cette crise « réside dans la rupture de confiance entre les populations et, non seulement leurs institutions, mais aussi leurs dirigeants ». C’est pourquoi ABD espère sur la mise en place rapide du comité de suivi de la CEDEAO afin de « donner des assurances quant au choix transparent des futurs membres de la Cour Constitutionnelle ».

Pourtant, un autre blocage apparaît dans la nomination des trois sages relevant du Conseil Supérieur de la Magistrature, déclare-t-il avant d’indiquer que « ce nouveau blocage donne l’impression que l’on risque de ne pas régler ce problème de la Cour et de contentieux électoral qui n’a que trop duré alors que du sang malien a déjà coulé ».

L’ancien patron de Wassoul’or lance alors un appel vibrant à tous les acteurs de privilégier le dialogue pour une sortie rapide de cette crise sociopolitique.

Selon Aliou Boubacar Diallo, « personne ne gagne dans la perpétuation de cette crise ». Car, dit-il, le « le Mali est actuellement à l’arrêt et [ndlr] il urge, plus que jamais de sortir du blocage ».

L’homme politique fonde tout son espoir sur la délégation de chefs d’État de la sous-région, qui est attendue ce jeudi 23 juillet 2020 à Bamako, pour faire avancer le processus de décrispation.

F. Togola

 

Source: fasomali

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