Afrobasket masculin U18 : LES AIGLONS SE RAPPROCHENT DES QUARTS DE FINALE

Après sa victoire 63-44 face à la Côte d’Ivoire lors de sa sortie initiale, la sélection nationale a remis ça en dominant largement le Rwanda 61-40, dimanche pour le compte de la deuxième journée de la compétition

Le Mali a pris le meilleur (61-40) sur le pays hôte, le Rwanda, dimanche au compte de la deuxième journée de la phase de poule. Pourtant, la partie avait mal commencé pour les Aiglons largement dominés 17-9 dans le premier quart temps par les locaux. Mais très vite, les protégés de Kaba Kanté se mettront dans la bonne direction de marche en remportant le deuxième quart temps sur le score sans appel de 24-19.
Au retour des vestiaires, les deux sélections ferment le jeu et défendent bien. Ce duel tactique tournera à l’avantage des Aiglons qui inscriront 12 points contre 8 pour les Rwandais (36-27). Dans le dernier quart temps, Ousmane Traoré (26 points, 2 rebonds) et ses coéquipiers continueront sur leur lancée face à une sélection rwandaise complètement dépassée par la tournure des événements. Score final : 61-40 pour le Mali qui signe ainsi sa deuxième victoire en autant de sorties après le succès de la première journée face à la Côte d’Ivoire (63-44).
Hier la sélection nationale devrait effectuer sa troisième sortie contre l’Algérie qui a également remporté ses deux premières rencontres contre, respectivement, le Gabon (84-52) et la Côte d’Ivoire (58-45). Interrogé après la victoire contre le Rwanda, Lassana Haïdara s’est réjoui de la prestation d’ensemble de la sélection, avant de marteler que l’objectif du Mali est la victoire finale. « Notre objectif est de suivre le chemin de nos ainés pourquoi pas les dépasser. En clair, notre rêve est de remporter la coupe d’Afrique et on se battra pour ça», a confié l’ailier malien. «Nous avons bien travaillé avec l’encadrement pour corriger les erreurs commises lors de nos précédentes sorties, à savoir le manque d’agressivité et d’efficacité sur les rebonds offensifs et défensifs, les tirs à distance et les lancers francs. S’il plaît à Dieu, on reviendra au Mali avec le trophée », ajoutera Lassana Haïdara. Jusque-là, aucune sélection masculine du Mali n’a réussi à remporter une couronne continentale, contrairement aux filles qui ont remporté tous les trophées : coupe d’Afrique des clubs, Afrobasket sénior, Afrobasket U18, Afrobasket U16. Question : les protégés de Kaba Kanté seront-ils les premiers basketteurs maliens à inscrire leur nom au palmarès d’une coupe d’Afrique ? Il faut dire que l’espoir est permis pour la sélection malienne qui peut compter sur la présence dans le groupe de plusieurs individualités qui ont participé au dernier Afrobasket des cadets qui s’était déroulé dans notre pays. Mais pour prétendre au sacre continental et vaincre le signe indien, la sélection malienne devra surtout hausser le niveau de son jeu et se montrer plus ambitieuse que lors des précédentes éditions. Cela est d’autant plus vrai que le plateau de cet Afrobasket est très relevé avec la présence, entre autres, de l’Egypte sacrée plusieurs fois championne d’Afrique, de l’Algérie, de l’Angola, deux pays qu’on ne présente plus et de la Tunisie. Sans compter l’hôte de la compétition, le Rwanda qui pourra compter sur le soutien du public, le Gabon et la RD Congo. Tous ces trois pays peuvent déjouer les pronostics, surtout quand on sait qu’à ce niveau, il n y a pas de hiérarchie préétablie.
Pour les Aiglons version Kaba Kanté, un sacre au Rwanda permettra de faire oublier la grosse désillusion du dernier Afrobasket U17 perdu à domicile par la sélection malienne face à l’Egypte. La défaite des Aiglonnets dans les toutes dernières secondes de la finale contre les Egyptiens reste encore au travers la gorge des supporters et le monde du basket national rêve de voir les Aiglons de Kaba Kanté essuyer les larmes de leurs cadets. Mais le chemin qui mène à la finale et au sacre est encore loin pour l’ailier Lassana Haïdara et ses coéquipiers qui doivent d’abord se concentrer sur la première phase de la compétition et négocier les matches les uns après les autres. Autrement dit, il faut éviter de sauter les étapes en se projetant vers le dernier carré et la finale alors que la phase de poules n’est pas encore terminée. En sport, une partie n’est jamais gagnée avant d’être jouée et les Aiglons auront tort de s’enflammer après les succès enregistrés face à la Côte d’Ivoire et au Rwanda.
D. COULIBALY

Jeux olympiques : MARTA ET NEYMAR  SUR LA LIGNE DE DÉPART

Alors que Rio de Janeiro est sur le point de devenir le centre du monde en raison des Jeux Olympiques, la composition définitive des différentes sélections engagées dans les Tournois Olympiques de football masculin et féminin vient d’être annoncée. Au total, 288 joueurs ont été appelés par les 16 équipes masculines, tandis que 216 joueuses défendront les couleurs des 12 formations féminines. Cette compétition chargée d’histoire, dont l’édition masculine a vu le jour deux décennies avant la première Coupe du monde, mettra aux prises de nombreux grands noms du ballon rond mus par un même objectif : décrocher l’or olympique.
Chez les hommes, les trois dernières sélections à être montées sur la plus haute marche du podium sont toutes issues du continent américain. Mieux, cinq des six finalistes des trois derniers tournois venaient d’Amérique du Nord ou du Sud. Les représentants de ces deux confédérations chercheront à poursuivre sur cette lancée et le Brésil, pays hôte, fait évidemment figure de favori. Emmenée par son attaquant vedette Neymar, la Seleçãovoudra rééditer sa performance de la Coupe des Confédérations 2013, remportée à domicile, mais aussi refermer quelque peu les blessures ouvertes lors de la Coupe du Monde 2014. Quoi de mieux pour cela qu’une médaille d’or, qui serait la première de l’histoire auriverde dans la discipline ?
La concurrence s’annonce toutefois particulièrement rude. La Colombie pourra notamment compter sur Teofilo Gutiérrez, l’un des hommes forts des Cafeteros à Brésil 2014, tandis que le Mexique s’en remettra à Oribe Peralta, auteur de quatre buts lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012, dont un à la première minute de la finale gagnée contre… le Brésil. Il est rare de voir un champion du monde disputer le Tournoi Olympique de football masculin, mais Matthias Ginter, sacré en 2014 bien qu’inutilisé par son sélectionneur Joachim Löw, sera le fer de lance de la défense de l’Allemagne pour cette campagne 2016. Les jumeaux Lars et Sven Bender, absents il y a deux ans, gonfleront eux aussi les rangs de la Nationalmannschaft. Le Nigeria, vainqueur de l’épreuve à Atlanta en 1996, misera sur le calme et l’expérience de John Obi Mikel, le milieu de terrain de Chelsea. Heungmin Son, attaquant de Tottenham, sera quant à lui le principal atout de la République de Corée.
Dans la foulée d’une Coupe du monde féminine 2015 réussie, le Tournoi Olympique de football féminin suscite aussi de nombreuses attentes. L’équipe à battre sera celle des États-Unis, couronnée au Canada l’an passé mais aussi quintuple médaillée d’or aux JO. Sept joueuses déjà présentes il y a quatre ans en Angleterre seront de nouveau du voyage.

 

Source: Essor

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