Accord de paix au Mali: le coup de semonce de l’ONU, des sanctions annoncées

Accord de paix au Mali

Le Mali est à nouveau sous pression du conseil de sécurité de l’ONU. Faute d’avoir tenu ses engagements concernant la mise en oeuvre de l’accord de paix, la France et ses partenaires ont indiqué vouloir identifier sur le terrain les responsables de cette obstruction. Tous les signataires de l’accord de paix qui entretiennent des liens avec les groupes terroristes ou les trafiquants sont visés et pourraient à terme se retrouver sur la liste des sanctions de l’ONU.

 

La pression est allée crescendo. Fin janvier, la France avait salué la signature du chronogramme [le 16 janvier] pour la mise en oeuvre de l’ accord de paix mais prévenu qu’en cas de nouveaux retards, des sanctions seraient prises.

 

Force est de constater que les « retards sont conséquents ».  « Nous n’avons plus le temps d’attendre »,  a donc plaidé l’ambassadeur français François Delattre qui a reçu le soutien des Britanniques, des Américains, des Néerlandais ainsi que de l’Ethiopie et de la Côte d’Ivoire pour procéder à des désignations.

 

Celles-ci devraient concerner les signataires de l’accord : les autorités maliennes au sens large, la coordination des mouvements de l’Azawad et la plateforme qui sont jugés tous les trois responsables des blocages actuels. La France a toutefois indiqué que, dans un premier temps, seuls les responsables qui nuisent à l’application de l’accord, notamment du fait de leur collusion avec des groupes terroristes ou des activités de trafic seraient visés par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager.

 

Cette liste, qui sera particulièrement scrutée à Bamako, est une première étape pour accentuer la pression à l’approche des élections qui doivent se tenir au mois de juillet et d’août prochain. Paris devra toutefois négocier avec la Russie qui s’est montrée très réservée sur l’opportunité de ces sanctions qui sont décidées par consensus.

Source: rfi

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